Le point de non-retour de Mylène Paquette et le changement en éducation

Hier, nous étions à une rencontre de travail d’un sous-comité de l’École de demain. Ce comité a pour objectif de remettre les structures en question: pédagogie (modèle et approche, évaluation, curriculum), technologie (outil et infrastructure), organisation (du temps et de l’espace)… Bref, un grand chantier! Ça discutait ferme et c’était vraiment passionnant de voir autant de gens unis autour d’une certitude: le besoin de changement profond de l’école. Mais devant tous les fronts sur lesquels on doit travailler pour modifier l’école, on se demande parfois par où commencer, quels leviers entraîneront le changement.

Si nous sommes conscients que cela demandera un travail de tous les intervenants, nous sommes aussi tous d’accord que le changement passera par les enseignants, car c’est eux qui, ultimement, font l’école. Cela dit, la teneur de la conversation me rappelait les mêmes d’il y a 10 ans, 20 ans, 25 ans… et même Sébastien Stasse, président de ce groupe, nous a fait la lecture de conversations similaires à l’époque du Rapport Parent. C’est dire…

Et c’est là où l’histoire de Mylène Paquette m’a inspiré une image. Mylène raconte qu’au 60e jour de sa traversée, après avoir affronté plusieurs dépressions atmosphériques successives et constaté qu’elle ne pourrait pas respecter son échéancier, elle a demandé au routeur météo de son équipe au sol de lui calculer un trajet de retour vers Terre-Neuve. Mais il était trop tard, elle ne pouvait plus reculer et sa seule option était d’avancer et de se rendre au bout de son périple.

Ce que cela m’inspire c’est que, on aura beau parler de changement et y travailler très fort, tant que le point de départ demeurera accessible, on n’obtiendra que très peu de résultats. Par exemple, si les salles de classe continuent à ressembler à ce qu’elles ressemblent depuis plus de cent ans, un changement pédagogique ne semblera pas nécessaire et le statu quo sera toujours possible. C’est la question de l’oeuf ou de la poule. On se plaint des nouveaux enseignants fraîchement sortis des universités pour leur manque d’innovation, mais on les dirige vers des salles de classe aménagées comme celles de leur enfance…

Y a-t-il d’autres leviers que l’aménagement ? Bien sûr. Un colloque de l’ACÉ sur le sujet s’est tenu en octobre dernier et les idées ont fusé. Mais si on commençait par présenter aux enseignants des salles de classe différentes, des environnements d’apprentissage plutôt que des locaux d’enseignement? Plusieurs idées commencent à circuler en ce sens. Allez, on se retrouve sur Twitter et on se les partage ;)

À propos de nancybrousseau

Directrice générale de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP)
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